Paul Bowles, ou l´angoisse du néant que masque le ciel
« VOYAGE EN EGYPTE Faire comme on veut, faire ce qu’il faut; ainsi parlent les Egyptiens. Et si la boule tourne toute seule ce n’est que par leur commande. (Il est dur d’avoir la vie longue.) Sous un palmier de plâtre à quatre heures de l’après-midi le parfum des ananas l’a fait rougir. Et ses joues veinées de pourpre sont bien trop pleines de café turque. Arrache donc ces fleurs monstrueuses pour nous voir enfin contents. L’odeur des amandes l’ai fait ricaner mais doucement sur le sable ocré. Un rire tout mince sur ce terrain mou. Et sans cesse des rayons noirs descendaient du soleil, des rayons minces et noirs. » poème de Paul Bowles
Paul Bowles, ou l´angoisse du néant que masque le ciel
ResponderEliminar« VOYAGE EN EGYPTE
ResponderEliminarFaire comme on veut,
faire ce qu’il faut;
ainsi parlent les Egyptiens.
Et si la boule tourne toute seule
ce n’est que par leur commande.
(Il est dur d’avoir la vie longue.)
Sous un palmier de plâtre
à quatre heures de l’après-midi
le parfum des ananas l’a fait rougir.
Et ses joues veinées de pourpre
sont bien trop pleines de café turque.
Arrache donc ces fleurs monstrueuses
pour nous voir enfin contents.
L’odeur des amandes l’ai fait ricaner
mais doucement sur le sable ocré.
Un rire tout mince sur ce terrain mou.
Et sans cesse des rayons noirs
descendaient du soleil,
des rayons minces et noirs. »
poème de Paul Bowles